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Le CILSSLe Comité Permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) est une organisation intergouvernementale de Coopération et d’intégration régionales regroupant neuf (9) pays du Sahel particulièrement touchés par la Sécheresse. Il s’agit du Burkina Faso, du Cap-Vert, de la Gambie, de la Guinée Bissaü, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et du Tchad. La création du CILSS remonte au 12 Septembre 1973 à Ouagadougou. Son mandat général est : « de s’investir dans la recherche de la Sécurité Alimentaire et dans la lutte contre les effets de la sécheresse et de la désertification pour un nouvel équilibre écologique ». Ses missions et objectifs sont :
A ce titre, elle assure la coordination de l’ensemble des actions visant à prévenir et à gérer au niveau de la sous région, les crises alimentaires dues aux sécheresses récurrentes et à leurs effets néfastes sur les populations et l’environnement. Les activités sont menées sur 3 sites :
Le Centre Régional AGRHYMET et l’Institut du Sahel sont des Institutions spécialisées du CILSS ;
L’Organisation est dirigée par un Secrétaire Exécutif et un Secrétaire Exécutif adjoint, tous deux nommés par le Conseil des Ministres. L’actuel Secrétaire Exécutif s’appelle Mr Alhousseini BRETAUDEAU, de nationalité malienne. Il a été nommé au mois de Mars 2007. Les CONACILSS Le CILSS dispose en outre de neuf Comités Nationaux appelés CONACILSS. Ces Comités regroupent au niveau de chaque pays les composantes nationales des programmes CILSS et des représentants des services techniques et de la Société Civile. Ils sont pour la plupart, sous la tutelle du Ministère en charge de la production agricole et de la sécurité alimentaire et disposent chacun d’un Secrétariat Permanent qui sert d’interface entre le niveau national et le niveau régional. Le Comité National sénégalais a été créé par Décret n° 78-1091 en date du 24 Novembre 1978. Aux termes du Décret n° 2007 - 831 du 25 Juin 2007 portant répartition des Services de l’Etat et du contrôle des Etablissements publics, des Sociétés nationales et des Sociétés à participation publique entre la Présidence de la République, la Primature et les Ministères, il a été placé sous la tutelle du Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature, des Bassins de Rétention et des Lacs Artificiels. En application des missions qui lui sont assignées, le Secrétaire Permanent prend part aux réunions statutaires du CILSS et coordonne l’ensemble des activités développées par le CILSS à travers ses relais nationaux ou points focaux. Par ailleurs, en sa qualité d’interface, le Secrétaire Permanent contribue au niveau national à la réflexion menée en relation avec les autres services de l’Etat pour la définition de stratégies adéquates et efficaces sur la problématique en matière de gestion des ressources naturelles de la sécurité alimentaire de la population et du développement. Le budget de fonctionnement du CONACILSS provient du budget du Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature, des Bassins de Rétention et des Lacs Artificiels, chapitre transfert, montant 13 620 000 FCFA. Les Programmes et Projets Au terme de son évaluation intervenue en 2004, le bilan du CILSS est jugé largement positif en dépit des modifications du contexte régional marqué par l’émergence de nouvelles organisations (UEMOA, CEDEAO). C’est la raison pour laquelle les Chefs d’Etat et de Gouvernement, réunis en sommet en Janvier 2004 à Nouakchott, ont donné de nouvelles orientations à l’Institution afin de recentrer son intervention, rationaliser son organisation et parfaire la conduite de ses programmes. Ces orientations qui constituent désormais les missions du CILSS sont les suivantes :
La mise en œuvre de ces orientations s’est traduite par une réforme de l’Institution adoptée en juillet 2004 à Nouakchott par la Session Extraordinaire du Conseil des Ministres. Les principales caractéristiques de cette réforme sont l’adoption d’un nouvel organigramme, la suppression de postes et la réduction du personnel (au niveau du siège), l’adoption d’un programme quinquennal de travail 2004-2008 chiffré à 111 milliards de FCFA et la définition de trois programmes régionaux d’appui portant sur les domaines ci-après :
Les principaux projets du CILSS en cours d’exécution au Sénégal sont : Le Fonds ITALIE-CILSS de lutte contre la désertification pour la réduction de la pauvreté. Ce projet dont le point focal est le Conseil Supérieur de l’Environnement et des Ressources Naturelles (CONSERE) du Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature, a pour objectif de « combattre la pauvreté par la lutte contre la désertification ». Il comporte une enveloppe de 10 milliards de FCFA , accordée par la coopération italienne, destinés à soutenir des activités génératrices de revenus et des micro-projets communautaires. Les pays bénéficiaires sont le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Au Sénégal, les Départements de Kébémer, Matam et Bignona ont été sélectionnés et les micro projets ont reçus leurs premiers financements. Le Programme Régional Solaire (PRS) Ce programme a été lancé en 1986. Il est à sa 2ème phase de réalisation pour un financement de 47,543 milliards de FCFA accordé par l’Union Européenne. Son objectif est d’améliorer l’accès à l’eau potable des populations par la création d’infrastructures d’approvisionnement grâce à l’utilisation des énergies alternatives (Systèmes de pompage solaire, éclairage et réfrigération solaire). Le programme couvre les 9 pays du CILSS. Le point focal est la Direction de l’Hydraulique. Le PREDAS (Programme Régional de Promotion des Energies Domestiques et Renouvelables au Sahel Son objectif est d’aider les pays membres à organiser durablement l’approvisionnement et l’utilisation rationnelle des énergies domestiques des populations sahéliennes et contribuer à la lutte contre la pauvreté. Il est financé par l’Union Européenne pour un montant de 5 400 000 euros et couvre les 9 pays membres du CILSS. Le point focal est la Direction de l’Energie. Le Projet : Initiative Régionale Environnement Mondial de Lutte contre la Désertification Ce projet CILSS est appuyé par le Ministère français des Affaires Etrangères, l’Agence Française de Développement et le fonds Français pour l’Environnement Mondial. Le montant du financement est de 3 milliards FCFA. Au Sénégal, l’ONG Green-Sénégal (Groupe de Recherche pour l’Environnement) est bénéficiaire de son financement. Elle mène des actions de récupération des sols et de reboisement. 3 autres projets ont été financés. Ils sont localisés dans les départements de Kébémer, de Linguère et de Bignona. La Commission Nationale de Gestion des Produits Chimiques Le point focal est la Direction de l’Environnement, des Etablissements classés. Elle joue un rôle de contrôle des pesticides utilisés au Sénégal. Elle est le pendant au niveau national du Comité Sahélien des Pesticides dans l’Espace CILSS La Fondation du Sahel Le CILSS a initié un projet de Fondation dont l’objectif est de rechercher et de mobiliser des ressources financières additionnelles régulières et stables lui permettant de réaliser son mandat. Les membres de la Fondation seront les Etats membres, les partenaires techniques et financiers et la Société civile. La convention portant création de la Fondation signée par les neuf Chefs d’Etat membres du CILSS est entrée en vigueur en août 2004. Le montant du Fonds de dotation initial est de 20 milliards de FCFA. Missions d’évaluation et de suivi de la campagne agricole et de la situation alimentaire Il convient de signaler que le CILSS coordonne en relation avec la FAO, Le PAM et le FEWS NET (USAID) les missions d’évaluation et de suivi de la Campagne agricole et de la situation alimentaire au niveau des 9 pays membres. Le CILSS anime par ailleurs un certain nombre de réseaux et de cadres de concertation dans son appui à la Société civile et au secteur privé. Il s’agit notamment du :
Le CILSS entretient des relations privilégiées avec ses partenaires techniques et financiers constitués en comité dit Comité des Partenaires du CILSS et dont les principaux membres sont l’UE, l’USAID, l’ACDI, la MIFRAC, l’Italie, entre autres. Mis à jour le 27 mai 2010 |
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